Les héritiers de Salem
Émilie Bonnet

Jeune romancière française spécialisée dans le fantastique et la littérature de l’imaginaire, Émilie Bonnet dépoussière le mythe de la sorcière avec Les héritiers de Salem. Entre paranormal, ambiance gothique et intrigue familiale, elle nous invite à une visite inédite de la capitale mondiale de la sorcellerie.

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Toutes les sorcières mènent à Salem

Célèbre pour son mythique procès en sorcellerie, la ville de Salem, Massachusetts, est devenue au fil des siècles une source d’inspiration pour de nombreux auteurs contemporains. Car, comme le rappelle un dicton qui résiste au temps, c’est toujours avec les vieilles légendes qu’on fait les meilleures histoires…

DU MAYFLOWER À SALEM… UN PEU D’HISTOIRE POUR COMMENCER

Au début du XVIIe, les puritains britanniques refusent de se soumettre à l’autorité de l’Église anglicane. Persécutés dans leur pays, ils choisissent alors l’exil et mettent le cap vers la côte est des États-Unis pour vivre selon les préceptes de leur foi. Débarqués en terre promise en 1620, les pèlerins du Mayflower vont réussir contre vents et marées à bâtir dans la baie du Massachusetts l’une des plus importantes colonies anglaises d’Amérique du Nord. Six ans plus tard, sous l’impulsion d’un groupe de colons, une ville côtière baptisée Salem, en référence au premier nom biblique de Jérusalem, voit le jour près de Boston.

HYSTÉRIE COLLECTIVE

Fable délirante pour certains, fait historique pour d’autres, la légende des sorcières de Salem prend sa source en 1692 dans une communauté puritaine repliée sur elle-même, crispée sur ses valeurs théocratiques et fragilisée par les assauts répétés des tribus indiennes qui l’entourent. C’est dans ce contexte propice à l’incroyable hystérie collective qui va suivre qu’une adolescente du nom d’Abigail Williams manifeste un comportement inquiétant après avoir, selon ses dires, communiqué avec une entité malfaisante lors d’une séance de spiritisme. Durant son procès, bien décidée à ne pas être la seule à payer, elle accuse sans preuves d’autres filles du village de commercer avec le démon. L’obscurantisme et la peur devenant une arme létale pour régler ses comptes sans se salir les mains, l’une des plus terribles chasses aux sorcières de l’histoire peut alors commencer…

COMME DANS UN ROMAN

Folie, violence, trahison, fanatisme religieux, croyances surnaturelles et vérité incertaine… Aussi édifiante soit-elle sur la nature humaine, et au-delà de sa lecture féministe ou psychiatrique, l’affaire des sorcières de Salem dégage une indéniable puissance romanesque. Objet de fascination entré aujourd’hui dans la culture populaire, elle n’a d’ailleurs pas manqué d’inspirer des romans magnifiques aux plus grands auteurs. On pense à Arthur Miller, qui en démonta la mécanique implacable dans une pièce sobrement intitulée Les sorcières de Salem, à Maryse Condé qui avec Moi, Tituba sorcière prouve que toutes les accusées n’étaient pas blanches, ou enfin à Stephen King parvenant à combiner les principaux mythes fondateurs de la littérature fantastique – vampires, fantômes et sorcières – en un seul et même roman nommé Salem.

  

Les héritiers de Salem
d'Émilie Bonnet

Jeune romancière française spécialisée dans le fantastique et la littérature de l’imaginaire, Émilie Bonnet dépoussière le mythe de la sorcière avec Les héritiers de Salem. Entre paranormal, ambiance gothique et intrigue familiale, elle nous invite à une visite inédite de la capitale mondiale de la sorcellerie.

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Célèbre pour son mythique procès en sorcellerie, la ville de Salem, Massachusetts, est devenue au fil des siècles une source d’inspiration pour de nombreux auteurs contemporains. Car, comme le rappelle un dicton qui résiste au temps, c’est toujours avec les vieilles légendes qu’on fait les meilleures histoires…

DU MAYFLOWER À SALEM… UN PEU D’HISTOIRE POUR COMMENCER

Au début du XVIIe, les puritains britanniques refusent de se soumettre à l’autorité de l’Église anglicane. Persécutés dans leur pays, ils choisissent alors l’exil et mettent le cap vers la côte est des États-Unis pour vivre selon les préceptes de leur foi. Débarqués en terre promise en 1620, les pèlerins du Mayflower vont réussir contre vents et marées à bâtir dans la baie du Massachusetts l’une des plus importantes colonies anglaises d’Amérique du Nord. Six ans plus tard, sous l’impulsion d’un groupe de colons, une ville côtière baptisée Salem, en référence au premier nom biblique de Jérusalem, voit le jour près de Boston.

HYSTÉRIE COLLECTIVE

Fable délirante pour certains, fait historique pour d’autres, la légende des sorcières de Salem prend sa source en 1692 dans une communauté puritaine repliée sur elle-même, crispée sur ses valeurs théocratiques et fragilisée par les assauts répétés des tribus indiennes qui l’entourent. C’est dans ce contexte propice à l’incroyable hystérie collective qui va suivre qu’une adolescente du nom d’Abigail Williams manifeste un comportement inquiétant après avoir, selon ses dires, communiqué avec une entité malfaisante lors d’une séance de spiritisme. Durant son procès, bien décidée à ne pas être la seule à payer, elle accuse sans preuves d’autres filles du village de commercer avec le démon. L’obscurantisme et la peur devenant une arme létale pour régler ses comptes sans se salir les mains, l’une des plus terribles chasses aux sorcières de l’histoire peut alors commencer…

COMME DANS UN ROMAN

Folie, violence, trahison, fanatisme religieux, croyances surnaturelles et vérité incertaine… Aussi édifiante soit-elle sur la nature humaine, et au-delà de sa lecture féministe ou psychiatrique, l’affaire des sorcières de Salem dégage une indéniable puissance romanesque. Objet de fascination entré aujourd’hui dans la culture populaire, elle n’a d’ailleurs pas manqué d’inspirer des romans magnifiques aux plus grands auteurs. On pense à Arthur Miller, qui en démonta la mécanique implacable dans une pièce sobrement intitulée Les sorcières de Salem, à Maryse Condé qui avec Moi, Tituba sorcière prouve que toutes les accusées n’étaient pas blanches, ou enfin à Stephen King parvenant à combiner les principaux mythes fondateurs de la littérature fantastique – vampires, fantômes et sorcières – en un seul et même roman nommé Salem.