Colère assassine !

Malheur à quiconque provoque la colère de léa, trentenaire parisienne qui ne supporte pas l’incivilité.

un soir, en quittant sa salle de sport, elle entend l’appel au secours d’une femme enfermée dans les toilettes du sous-sol.

Mais quand la prisonnière s’impatiente au point de devenir odieuse, léa explose et part en l’abandonnant à son sort. le lendemain la femme est retrouvée morte… 

Interview de Stéphanie Exbrayat

 

Après Personne n’a oublié, vous changez radicalement de style : pourquoi cette envie ?

En écrivant Colère assassine, je n'ai pas eu le sentiment de changer de style même si les héroïnes sont assez différentes et qu'elles n'évoluent pas dans les mêmes époques. Pour moi, il s'agit de deux romans à suspense (enfin, je l'espère !) Quoi qu'il en soit, il est vrai que je n'ai pas envie de me cantonner à un seul genre littéraire. Je ne veux pas poser de limites à ce que j'écris juste pour rentrer dans une case. Pour être en accord avec moi-même, il faut que mes idées orientent mes choix d'écriture et non l'inverse. Mon inspiration est protéiforme, et elle est mon meilleur guide. Je viens de terminer l'écriture d'une comédie romantique, c'est un exercice très différent de mes romans précédents et j'ignore encore si elle sera publiée.

 

Comment vous est venue l’idée de cette « colère assassine » ?

L'idée de départ de Colère assassine, est venue après que je me suis trouvée dans une situation un peu similaire à celle de Léa, mon héroïne. Je sortais d'un cours de yoga et en passant devant les toilettes du club de sport, je me suis rendu compte qu'une femme y était enfermée. Elle s'énervait, donnait des coups de pied dans la porte. J'ai essayé de la rassurer tout en tentant de la sortir de là. Sans succès. Alors que je m'éloignais pour aller chercher de l'aide, je l'ai entendue râler contre mon manque d'efficacité. Je suis revenue quelques minutes plus tard accompagnée d'un professeur. Il a fait céder la serrure. Et quand cette femme a été délivrée, non seulement elle n'a pas eu un seul mot de remerciement pour nous, mais nous avons dû subir son agressivité. En rentrant chez moi, j'ai imaginé une autre issue à la scène que je venais de vivre. Une petite graine était semée dans mon esprit qui ne demandait plus qu'à germer…

 

Votre roman est un suspense, mais pas que… Il se place aussi beaucoup du côté des personnages. Est-ce important pour vous de mélanger les genres ?

Oui, c'est important. Dans Personne n'a oublié, il y avait aussi un mélange des genres parce que j'essaye le plus possible d'ancrer mes histoires dans le réel. Dans la vie, tout n'est pas blanc ou noir. On ne vit pas une seule chose à la fois. On peut connaître des joies en même temps que des peines. Des moments difficiles peuvent être adoucis par des moments de tendresse ou d'amour. C'est ce qui donne à la vie sa saveur, et j'espère à mes romans aussi !

 

Votre roman est aussi une déclaration d’amour à Paris…

J'ai grandi à Paris et j'y ai vécu très longtemps. Aujourd'hui, j'éprouve davantage le besoin de vivre à proximité de la nature, mais Paris restera toujours pour moi une ville à part, un endroit chargé de souvenirs.

 

Personne n’a oublié a rencontré un beau succès chez France Loisirs, quelle relation avezvous tissée avec le Club et ses lecteurs ?

Une excellente relation de confiance et de partage. J'ai eu la chance de faire des dédicaces dans les boutiques et d'être au contact d'équipes formidables, souriantes et dynamiques, qui m'ont chouchoutée. J'ai rencontré des lecteurs passionnés avec lesquels j'ai pu longuement échanger. Je garde encore aujourd'hui avec certains un lien privilégié via les réseaux sociaux, par mail ou même par courrier ! Cela fait vraiment plaisir. Il me tarde de faire d'autres belles rencontres et qui sait, peut-être aurais-je la chance de revoir certains de mes lecteurs que je connais déjà.