Le roman d’un auteur  tout en sensibilité

Martine Delomme est de ces auteurs que nous sommes fiers d’accompagner et nous sommes émus de voir l’excellent accueil que vous réservez à ses parutions en avant-première. Faites-nous confiance, vous allez aimer ce nouveau roman et son héroïne Camille, aux prises avec une tempête intérieure qui saura résonner en chacun de nous. 

Interview de Martine Delomme

 

Avec ce roman, vous poursuivez votre belle aventure avec le Club…

Et quelle aventure ! Le fait d’imaginer les lectrices et les lecteurs de France Loisirs découvrant mon nouveau roman m’emplit de fierté et d’appréhension aussi. C’est un moment riche d’émotion, de réflexion, d’interrogation : ai-je réussi ? Ai-je répondu aux attentes de mes amis du Club ? J’attends toujours leur avis avec une impatience fébrile.

 

Pourquoi avoir choisi Douarnenez comme lieu de renaissance pour votre héroïne ?

La Bretagne, terre de mystère, de légendes et d’authenticité. Ce fut l’une de mes plus belles découvertes ! En marchant sur la côte, au milieu des bruyères roses de la pointe du Raz, dans l’arrière pays aux multiples richesses culturelles, j’étais Camille. Et j’ai eu la certitude que cette région était propice à un retour sur soi, sur son passé, comme une véritable résurrection.

 

Qu’aviez-vous envie de raconter à travers son histoire ?

J’ai essayé de dresser le portrait d’une femme blessée qui s’est longtemps révoltée avec une rage aveugle, jusqu’à se perdre dans un monde d’apparences. Vient le moment où derrière ces apparences tombe le masque… et Camille se retrouve enfin.

 

Votre roman aborde la question de la maternité à travers un angle douloureux, a-t-il été facile d’écrire sur le sujet ?

Une fausse couche ou la perte d’un enfant plonge la femme dans une détresse incommensurable. Quand on lui arrache cette part d’elle-même du plus profond de ses entrailles, s’ouvre alors une plaie qui ne cicatrisera jamais. Trouver les mots justes pour décrire cette déchirure fut une mission bien difficile, émotionnellement forte et triste à la fois.

 

Camille est une femme blessée, mais avant tout elle est forte, puissante même. Était-ce une notion importante pour vous ? L’écriture n’est-elle pas une forme de témoignage ?

Ces femmes blessées mais fortes, effondrées mais courageuses je les rencontre partout, tout le temps… en chaque femme qui lutte pour sa famille, pour son travail, qui fait face à la maladie, à un deuil, à un destin brisé, en chaque femme abattue qui se relève… toutes ces femmes, je les observe, je les admire, elles sont ma plus belle source d’inspiration.