ELLE ENTEND LEURS CRIS

ELLE RESSENT LEUR PEUR

ELLE EST DÉSORMAIS LEUR SEUL ESPOIR

Interview M.J. Arlidge pour son livre Derniers sacrements / A gift for dying

Le personnage de Kassie est-il à l’origine de ce roman ?

Absolument ! J’ai toujours eu envie d’écrire l’histoire d’une personne prétendant être capable de dire avec précision quand et comment vous allez mourir. Si, même pendant une seconde, vous pensiez qu’elle dit la vérité, qu’elle pourrait vous dire le temps qu’il vous reste sur cette terre, voudriez-vous savoir ?

Avez-vous rencontré quelqu’un comme elle pendant vos recherches ?

Absolument pas ! Elle est un pur produit de mon imagination, pourtant au fur et à mesure que j’écrivais le roman, elle est devenue étrangement réelle pour moi.

Pourquoi avoir laissé de côté votre enquêtrice fétiche, Helen Grace, pour cette enquête ?

Après avoir écrit huit livres de la série Helen Grace, j’avais envie de me lancer un nouveau défi. Je voulais écrire un roman situé aux États-Unis, avec de nouveaux personnages, un nouveau décor, surtout pour voir si j’en étais capable ! Évidemment mon approche était très différente et la partie recherche beaucoup plus lourde que d’habitude, car il m’a fallu me renseigner sur le système de justice américain, leur approche de la santé mentale et bien d’autres sujets. Heureusement pour cela, j’ai eu la chance de passer toute une semaine à Chicago !

Pour avoir choisi Chicago comme décor de Derniers sacrements ?

Je voulais un cadre américain, car cette histoire demandait de l’ampleur. J’avais le sentiment que New York et Los Angeles avaient été utilisées jusqu’à l’écœurement, contrairement à Chicago, ce qui est surprenant si l’on pense à son poids historique (le premier gratte-ciel y a été construit) et à son héritage riche et sanglant (je pense à Al Capone).

Quelle influence votre expérience de scénariste a-t-elle sur votre écriture ?

On peut clairement sentir mes racines TV dans ma manière d’écrire. Quelqu’un m’a dit un jour que mes romans étaient des scénarios en prose et je pense que c’est juste. Des scènes rapides et percutantes qui s’enchaînent dans un format où l’histoire est reine. J’écris des thrillers plutôt des policiers ou des whodunnits, et je pense que ça rend naturellement mes livres plus rythmés et cinématographiques. Dans un thriller, rien ne doit retenir le récit.

Depuis Am Stram Gram, vous avez beaucoup de succès en France. Comment définiriez vous votre relation avec vos lecteurs français ?

Une histoire d’amour grandissante. Depuis Am Stram Gram, j’adore venir en France, rencontrer et interagir avec les passionnés de suspense d’ici. J’ai participé à de nombreuses rencontres, parfois en français, ce qui a vraiment réjoui ma mère, professeure de français !