Autre :La pédagogie et la psychologie sont des domaines que j’ai pu investir au cours de mes études et lors des différentes fonctions que j’ai exercées dans l’éducation nationale. Je suis auteure de quelques documents pédagogiques.

Dominique

Age : 66 ans

Petite présentation : Dominique, retraitée mais toujours active, ajoute volontiers à sa liste d’ami(e)s des personnages de fictions rencontrés dans des livres ou des séries télé

Mon auteur préféré : Il y en a trop pour n’en choisir qu’un seul

Mon personnage préféré : Joséphine dans "Les yeux jaunes des crocodiles"

Mon genre préféré : Suspense

Ma série préférée : Cassandre

J’aime : La vie, mes proches, les activités culturelles, sportives et associatives auxquelles je participe

Mon endroit préféré pour lire : Sur mon canapé avec vue sur le jardin

Si je devais partir sur une île déserte et ne prendre qu’un seul livre, ce serait : Il y a zéro risque que cela arrive

Les livres que j'ai lus au Club cette saison

Ma note: 5/5 

Faire la paix avec son passé, ce n’est pas si facile mais cela s’avère nécessaire pour vivre enfin sereinement.

Lori Nelson Spielman nous présente dans « Tout ce qui nous répare », un nouveau drame suivi d’une reconstruction. Il est question du deuil d’un proche, de culpabilité, de relations mère-fille, de faits transformés pour être moins douloureux… Faire la paix avec son passé, ce n’est pas si facile mais cela s’avère nécessaire pour vivre enfin sereinement. Un accident de train. La disparition de Kristen, l’une des deux filles d’Erika. Quel terrible choc pour cette dernière mais aussi pour sa deuxième fille, Annie. Comment vont-elles l’une et l’autre faire le deuil de cette perte si douloureuse ? C’est ce que nous raconte ce roman en nous faisant partager l’évolution des sentiments des deux femmes.

C’est un roman à deux voix. Soixante courts chapitres présentent en alternance les points de vue d’Erika et d’Annie. Ceux qui concernent Erika sont à la première personne, ceux qui rapportent les faits et pensées d’Annie sont à la troisième personne. Ce va-et-vient donne une dynamique intéressante au récit d’autant plus que la mère et la fille ne se parlant plus suite à un malentendu, le lecteur omniscient sait ce que pense chacune d’elles.

Erika et Annie nous font voyager : Philadelphie, New-York, le Michigan, Paris. La distance et les conditions météorologiques sur l’île, entretiennent l’éloignement entre elles-deux, freinent leurs retrouvailles, créent des attentes et des espoirs… Les deux femmes nous font douter, souffrir, aimer… cheminer avec elles. C’est vraiment cette incompréhension entre elles-deux qui tient en haleine et qui donne envie d’intervenir pour qu’elles se rapprochent même s’il est évident qu’elles ne sont prêtes ni l’une ni l’autre.

Ma note: 4/5 

Il est question de survie, mais pour survivre à quoi ? C’est ce qu’il y a à découvrir en lisant ce roman captivant. Le sujet est grave mais l’ingéniosité de Sal, 13 ans, l’humour de Peppa, 10 ans, et l’amour entre ces deux sœurs font malgré tout sourire.

C’est un premier roman pour l’auteur, Mick Kitson, et une belle réussite. La thématique est sombre voire sordide et pourtant ce qui domine c’est l’optimisme des deux sœurs. Elles sont courageuses, émouvantes et même drôles. Elles sont en sécurité dans un milieu qui peut être considéré comme hostile. Mais dans ce roman la forêt est, comme celle de Brocéliande, un véritable sanctuaire à l’état de nature. C’est un lieu qui protège, qui incite aux confidences. Le lecteur peut y voir parfois des dangers mais les quelques personnages qui y pénètrent s’avèrent bienveillants et les animaux qui la peuplent attendrissants ou nourrissants.

Le récit est rythmé par une division en dix-huit chapitres relativement courts de treize pages en moyenne. Un substantif intitule chacun des chapitres. Ainsi nous avons : « pièges », « oiseaux », « champignons », « Ingrid »…Tous représentent bien ce qui se passe dans la forêt et n’évoquent en rien les événements vécus antérieurement. En tant que lectrice, tout au long des chapitres, je me suis sentie spectatrice des péripéties des deux fillettes, protectrice avec un regard sur les éventuels dangers, mais aussi confidente de leur vécu familial et admirative de leurs capacités à surmonter les très grandes difficultés et à pardonner.

Ce roman questionne sur le rôle et les limites des institutions (école et services sociaux) dans le cas de maltraitances au sein de la cellule familiale. Il aborde la question des abus sexuels en mettant en avant les ruses de la fillette pour protéger sa petite sœur et même sa mère de l’emprise du compagnon de cette dernière. On ne peut qu’admirer la résilience dont fait preuve cette enfant, son sang froid et son sens des responsabilités.