Autre : J’aime beaucoup pouvoir partager mes lectures avec les gens pour pouvoir leur donner de nouvelles idées, leur faire découvrir d’autres auteurs, ou les conseiller tout simplement en fonction de leurs goûts.

Caroline

Age :  29 ans

Petite présentation : Caroline, passionnée d’Histoire, amoureuse de chats et dévoreuse de livres.

Mon auteur préféré : Diana Gabaldon

Mon genre préféré: Romans historiques

Mon personnage préféré :  Sirius Black

Mon série préférée: Downton Abbey

J’aime :  Les chats, le patrimoine et les séries télé

Mon endroit préféré pour lire: Peu importe l’endroit tant que je suis au calme, ce que je peux vous dire c’est que ce soit sur le canapé, dans mon lit ou sur une chaise, il y a souvent mon chat sur mes genoux ;)

Si je devais partir sur une île déserte et ne prendre qu’un seul livre, ce serait : Harry Potter

Les livres que j'ai lus au Club cette saison

Ma note: 5/5 

J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman que j’ai pris le temps de savourer comme un bonbon au fil des pages.

Cette intégrale du roman de Karine Lebert a été construite de la même façon pour le roman 1 « Les amants de l’été 44 » et pour le roman 2 « Pour l’amour de Lauren ». En effet, l’auteure alterne entre passé (de 1944 à 1950) sous les traits de Philippa Lemonnier, et présent (2000 à 2001) sous ceux de Gemma Harper.

Les passages dédiés à Philippa sont rédigés à la première personne tandis que ceux de Gemma le sont à la troisième personne. Nous apprenons à la fin du roman que l’auteure en a voulu ainsi pour nous donner l’impression de lire le journal intime de Philippa.

J’ai particulièrement aimé cette construction de l’auteure pour son roman car ça a rendu l’enquête de Gemma très immersive pour retrouver les traces de sa grand-mère, et le fait de lire la vie de Philippa comme si nous étions à sa place rapproche le lecteur de ce personnage.

Ce roman de Karine Lebert est facile à lire, elle a pris soin de présenter chacun de ses personnages pour que le lecteur puisse s’y retrouver pleinement malgré les nombreux allers-retours entre passé et présent. Il arrive que ce type de roman soit déséquilibré : le lecteur peut préférer l’histoire d’une époque plutôt que celle de l’autre. Ici, j’ai aimé de manière égale les développements du passé et ceux du présent tant les personnages de Gemma et Philippa sont attachants et leurs histoires intéressantes. Ceci est dû à la présence de personnages secondaires très bien développés par l’auteure mais aussi au contexte particulièrement immersif : en Normandie ou en Louisiane, on s’y croirait réellement ! Karine Lebert m’a donné envie de voyager pour découvrir l’histoire et la culture de ces deux régions.

J’ai également eu envie de me renseigner plus en détails sur les « war brides » et je trouve dommage qu’il n’y ai pas plus de documents sur le sujet pour découvrir la vie de ces femmes qui ont tout quitté dans l’espoir d’une vie meilleure en Amérique.

Avec son roman, Karine Lebert a réalisé un beau travail de mémoire et de réhabilitation de ce passé. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce roman même si j’ai préféré la seconde partie « Pour l’amour de Lauren » car j’ai trouvé que le personnage de Philippa y connait une belle évolution dans son caractère. Elle passe de la jeune fille fleur bleue de 1944 à une femme déterminée à reprendre sa vie en main pour le bien de sa fille Lauren. Gemma n’est pas en reste non plus et le lecteur prend plaisir à voir se transformer la citadine new yorkaise pur jus en une véritable normande !

Lire ce roman, c’est partir à la découverte d’un aspect oublié des deux guerres mondiales : les « war brides ». Les amants de l’été 44 met l’accent sur les épouses de guerre du second conflit mondial alors qu’il y a si peu de documents à leur sujet. Ce roman réhabilite avec justesse, sous les traits de Philippa, la vie, les espoirs et les désillusions de ces jeunes femmes en quête du rêve américain.

Ma note: 4/5 

L’auteur parvient avec brio à nous transporter dans le Paris de Louis XIV, et nous prenons vraiment plaisir à suivre l’histoire de Judith en quête de ses origines et de celles de sa mère adoptive.

J’ai passé un très bon moment de lecture avec La nuit de Saint-Mandé d’Eric Le Nabour, un auteur que j’ai pris plaisir à découvrir. Il s’agit d’un roman historique assez dense qui nous transporte dans le Paris du roi Louis XIV, dans le contexte de l’après « Affaire des Poisons » qui avait secoué la cour et impliquait la célèbre Marquise de Montespan, maîtresse du roi. L’histoire se déroule en 1682, quelques mois avant que Louis XIV installe définitivement sa cour au Château de Versailles. Avec ce roman, l’auteur parvient à nous plonger au cœur d’une partie des mystères qui ont entouré le règne de Louis XIV, comme l’affaire des Poisons, ou encore l’arrestation de son intendant Nicolas Fouquet (ministre des finances).

Pour ce faire, Eric Le Nabour met en scène une jeune héroïne de 22 ans, Judith, fille adoptive de Marie Lesage, la tenancière d’un bordel de Paris. Toute l’histoire tourne autour de la course poursuite entre Judith et ses différents poursuivants, qui veulent chacun mettre la main sur un coffre ayant appartenu à Marie Lesage. Ce coffre semble renfermer de nombreux secrets à tel point qu’il suscite également l’intérêt du roi de France, Louis XIV !

J’ai vraiment été emballée par le sujet de ce roman qui est un véritable livre d’aventure. On a envie de tourner les pages pour savoir ce qui va arriver à Judith par la suite tant il y a de rebondissements dans cette histoire. Les scènes s’enchainent à une vitesse folle, ce qui est parfois un peu déroutant, mais on fini par s’y habituer. Il y a de nombreux protagonistes et les complots s’entremêlent les uns avec les autres, ce qui m’a parfois posé problème pour la compréhension de l’histoire.

Avec son écriture narrative à la troisième personne, Eric Le Nabour nous rend spectateur de l’intrigue, ce qui donne l’impression assez plaisante de regarder un bon film. L’auteur a su me transporter dans son univers et je regrette simplement d’avoir été un peu perdue par moments. Ça m’a donné envie de conserver ce roman près de moi pour pouvoir le relire dans quelques temps. Judith est une héroïne attachante qui prend de plus en plus d’assurance au fil des pages.

On vibre à ses côtés quand elle doit fuir pour sa survie, mais aussi quand elle fait des recherches sur ses origines. J’ai aimé la fin de cette histoire car elle nous apporte de vraies réponses sur l’intrigue du roman. La nuit de Saint-Mandé m’a donné envie de découvrir les autres romans d’Eric Le Nabour.

Mystère et complot habitent ce roman de bout en bout ! S’il s’agit d’un style de lecture qui vous plaît alors La nuit de Saint-Mandé est fait pour vous !